« Plus un bâtiment est passif plus le comportement des gens compte ». | |
![]() | Concevoir un projet d'habitat du point de vue des usages |
Des usages évolutifs« Durabilité » ne signifie pas fixité mais bien «capacité à s’adapter à un contexte toujours changeant » et une philosophie qui pense « évolution », « diversification» et « flexibilité ». La garantie de la durabilité suppose d’intégrer non des « fonctions » mais des « usages évolutifs ». Intégrer différentes catégories socialesNous réfléchissons au montage des projets favorisant la cohabitation de personnes aussi diverses que des familles, des étudiants, des personnes âgées ou handicapées avec un système de maintien à domicile, et bien sûr des personnes issues de différentes classes sociales. Cette mixité est un enjeu majeur pour assurer la pérennité de la structure au-delà de ses premiers occupants. De plus, la diversité sociale coupe les ségrégations et encourage les solidarités. Ne pas oublier les solutions technologiques « modestes »Un effort des usagers peut contribuer à diminuer la facture environnementale. Par exemple, le recyclage des déchets nécessite des comportements responsables au-delà de la mise en œuvre d’un tri efficace : compost pour les ordures ménagères / pesage diminuant la facture "poubelle" … Et aussi : des mécaniques simples d’ouverture et fermeture sont moins chères à l’achat et en entretien que des technologies très sophistiquées | Penser le logement dans une perspective dynamiqueLa surface et l’organisation des logements sont conçues pour répondre aux évolutions de la composition familiale. La qualité de vie de chaque habitant dépend aussi d’espaces mutualisés où s’organisent des activités collectives et où se développe la convivialité. Les choix sont multiples et pourront évoluer en fonction de l’échelle du projet, du potentiel des habitants et du voisinage. (Un exemple de partage : une buanderie, une salle de jeux pour enfants, l’atelier de musique, l’atelier de réparation des vélos, une salle de bien-être, la chambre d’hôte, la salle des fêtes....) Penser un projet ouvertPourquoi ne pas associer progressivement des solutions technologiques innovantes à celles d’aujourd’hui ? Par exemple viser « le bâtiment à énergie positive » et, (comme en Hollande et en Allemagne), tester des prototypes innovants : panneaux photovoltaïques, méthanisation urbaine, micro-éoliennes citadines. Un autre exemple ? Nos réseaux historiques mélangent les eaux grises (lavage, lavabo, évier) et noires (wc). Ils sont maintenant à rénover et la question de la localisation des traitements des eaux usées et celle de réseaux séparés est posée. Afin de s’adapter aux évolutions législatives ou techniques, on peut prévoir des gaines supportant de nouveaux réseaux. Revenir vers une nature urbaine utileLa relocalisation des activités dans la ville suppose de penser le végétal au-delà des « espaces verts » centrés sur les besoins d’agrément esthétique et de loisirs. Envisageons de végétaliser les toits et certaines façades pour créer des microclimats qui participent à la régulation thermique et à l’absorption des eaux pluviales et choisissons des plantes économes en entretien, ayant une utilité productive locale : fruitière, alimentaire, et d’épuration des eaux … |
















